La reine des neiges Hans Christian Andersen

A few snowflakes were falling, and the largest flake of all alighted on the edge of one of the flower boxes. This flake grew bigger and bigger, until at last it turned into a woman, who was dressed in the finest white gauze which looked as if it had been made from millions of star-shaped flakes. She was beautiful and she was graceful, but she was ice-shining, glittering ice. She was alive, for all that, and her eyes sparkled like two bright stars, but in them there was neither rest nor peace. She nodded toward the window and beckoned with her hand.

la reine des neiges

Hans Christian Andersen The Marsh King’s Daughter

The days and months went by. He saw at last one day that right from the bottom of the marsh a green stalk pushed up till it reached the surface of the water. Out of it grew a leaf, that grew wider and wider, and close to it a bud put out. Then one morning, as the stork was flying over it, it opened, with the sun’s warmth, into a full-blown flower, in the middle of which lay a beautiful child, a little girl, as if she were fresh from the bath. So like was the child to the princess from Egypt, that at first the stork believed it to be herself turned a child again. But when he thought it over, he decided that it was more likely to be the child of the princess and the Marsh King, and that was why she was lying in a water lily.the Marsh King's daughter

Le Rossignol d’Andersen

“En Chine, vous devez bien le savoir, l’empereur est un Chinois, et tous ceux qui l’entourent sont aussi des Chinois. Il y a bien des années, — hâtez-vous donc d’écouter cette histoire qui sera bientôt oubliée, — le château de l’empereur était le plus magnifique du monde, tout entier de porcelaine si précieuse, si fragile, si délicate qu’il fallait prendre bien garde d’y toucher. Dans le jardin, on voyait les fleurs les plus merveilleuses ; les plus belles portaient de petites clochettes d’argent qui sonnaient toutes les fois que quelqu’un passait, pour qu’il n’oubliât pas de regarder les fleurs. Oui, tout ce qu’il y avait dans le jardin de l’empereur était bien joliment disposé, et ce jardin s’étendait si loin, que le jardinier lui-même n’en avait jamais vu le bout. En avançant toujours, on arrivait dans une forêt superbe, remplie d’arbres élevés et coupée de lacs ; cette forêt s’étendait jusqu’à la mer, qui était, sur les bords même, bien bleue et bien profonde. De grands navires pouvaient aborder presque sous les arbres. Un rossignol avait établi sa demeure dans une des branches suspendues, au-dessus des flots, et il chantait si délicieusement que les pauvres pêcheurs, préoccupés pourtant de bien d’autres choses, s’arrêtaient pour l’écouter pendant la nuit, au lieu de marcher pour retirer leurs filets.”

le rossignol

Agatha Christie II chapitre

Et c’est là que surement une partie des nouvelles Partners in Crime a été écrite.

Greenway est une résidence qu’Agatha Christie a achetée avec son deuxième mari dans le département de Devon en Angleterre. Un lieu où le temps semble s’avoir arrêté même pour les visiteurs qui prennent leur temps pour s’en voler dans la contemplation de ce beau sauvage jardin que Agatha Christie aujourd’hui partage avec les touristes.greenway

 

H. CH. Andersen Sous le saule

Vous avez déjà entendu parler de Hans Christian Andersen? Si oui, alors vous êtes  privilégiés.

La plupart des personnes de moins de 35 ans pensent que la petite sirène a été créée par Disney, pensent que le Vilain Petit Canard est écrit par les Frères Grimm, que la Reine des Neiges est une autre façon d’appeler  Blanche-neige  et n’ont même pas entendu parler des Cygnes sauvages et Le Stoïque soldat de plomb. Et pourtant ce sont des titres qui ont accompagné l’enfance de milliers d’enfants depuis XIX siècle quand Andersen les a écrits.

C’est peut être vrai que aujourd’hui l’enfance se laisse emporter par des nouvelles émotions et vision du monde parce que, oui, c’est aussi le monde qui est changé. Mais l’homme dans son âme et sa sensibilité est moins « moderne » de ce que la société prétend.   Nous pleurons et rions de la même façon des mêmes situations comme à l’époque quand Andersen a écrit une histoire comme Les habits neufs de l’empereur dont aujourd’hui encore on se sert en tant que métaphore.

Andersen a repris, adapté et inventé des contes dont la finesse et la perspicacité frappent le lecteur presque sans pitié.

C’est ainssi une source d’images inépuisable. Je me donne ici la liberté d’interprétation de ses histoires magiques.

Sous la saule

pod vyrbata

1Q84

1Q84 de Murakami a été attendu avec impatience par les amateurs de son œuvre.

Tengo3 volumes, annoncés par les sites littéraires et culturels come l’œuvre qui, à ce jour rassemble tout le génie de Murakami.

Effectivement le clin d’œil à Orwell (“1984”) annonce les ambitions d’un regard subtil et perspicace envers la réalité lointaine mais aussi actuelle. Dans un reflet en miroir, un monde parallèle se désigne mais seulement partiellement, sans nous donner les vrais astuces pour comprendre les forces qui le mobilisent.

L’incantesimo de Murakami s’est évaporé dans ces innombrables pages comme l’éléphant d’un de ses jeunes récits. C’était quelque chose de grand et fort, imposant.

Un lecteur frappé par la vérité existentielle grâce à des œuvres comme La fin du temps, Le passage de la nuit ou Kafka sur le rivage devrait peut être s’arrêter là et simplement garder l’énergie de ces rayons de fantaisie qui illuminent la réalité dans laquelle nous vivons. Parce que cette lumière, le lecteur ne la trouvera pas dans 1Q84. Comme si cette fois, le monde parallèle a été minutieusement calculé en tant que décor, qui ensuite s’est transformé en personnage principal, mais qui entretemps a perdu son âme. Le dernier mot de la dernière page du dernier volume lu, les questions restent largement ouvertes, la confusion est totale et le sens investi dans la foulée de personnages magiques demeure un mystère. Ceci, suite à la bonne volonté d’être un lecteur constant dans le voyage de plus de 1600 pages, pas forcement autant légères à franchir comme les œuvres précédentes de Murakami.

Quand même, quelques idées fascinantes, quelques images perturbantes et des réflexions sur le(s) monde(s) sont un résultat à reconnaitre à cet auteur de fables pour adultes.Aomame 1Q84